--------Je levai la tete. Une ombre sombre et grande était plantée devant moi - quoi, à 1metre - et me regardait. Mon coeur repartit à se moment là. Mais fort, très fort. J'avais peur. L'ombre se rapprocha de moi, avec la lumière du long lampadaire je vis son sourire blanc me visé. Ma vue s'embrouillait et me coeur battait fort. Malgré la peur, un sentiment d'appartenance et de bien-être apaisait cette panique.
- Ferme les yeux , chuchota l'ombre avec une voix masculinement douce qui sortait comme du velour.
Je fermai les yeux. La silhouette se rapprocha encore plus. Je sentis une main glaciale carresser ma joue. La sensation dépendance m'obligea à me rapprocher encore plus. La tête de l'homme était vis-à-vis la mienne. J'avais l'impression de le connaitre depuis toujours. Mon coeur battait à nouveau à tout allure. Je sentais son odeur. Une odeur indescriptible, mais tellement douce et bonne. Je tournai la tête vers la droite pour ne plus le sentir. Ses lèvres douces et froides se déposèrent dans mon cou. La peur revenu à nouveau. Sans aucune explication ni aucun indice je sus ce qu'il allait m'arriver. Je le laissai ouvrir sa bouche et poser ses canines sur ma peau. Mon corps tremblait. Il avait mit ses bras autour de mon corps pour le réchauffer. - Je ne savais pas si j'allais survivre à se qu'il allait se passer mais je me sentais bien. J'avais l'impression de vivre quelque chose de normal. Comme si tout le monde vivait ça un jour. Mais, pourquoi moi? La silhouette aurait pu prendre quelqu'un de grand, d'élégant. Non pas une petite fille de 16ans comme toutes les autres. - Je sentis ses canines transpercer ma peau et s'enfoncer dans mon corps. J'aurais pu crier, non pas par peur ni par mal, mais par délivraison. Je devenais un vampire, quelque chose d'anormal. Quelque chose que tout le monde craint. Quelque chose de plus fort, de plus vite, de plus beau que tout le monde.
--------Maintenant, je suis dans mon lit à regarder le plafond en me disant que plus personne ne pourra m'insulter, me pousser, rire de moi, me juger. Puisque je suis belle, fine, élégante et effrayante. Pendant qu'il me transformait je me suis demandée si j'allais encore avoir mon coeur qui me donnait ses émotions, ses sentiments, ses rebondissement, ses peines, ses joies. Et bien, je ne sais pas encore. Mais je n'oublie pas toutes les émotions que j'ai ressenti quand je me suis donné à l'ombre - si je peux le dire comme ça - et quand il m'a touché, m'a éffrolé. Comment ne pas aimer celui qui nous a changer, sauvé et aider.
